Une chronique venue d’outre-tombe …

Tout comme Contes de zombies d’Anthony Lamacchia. (sachez que cette chronique est écrite sur Day of the dead, d’Hollywood Undead, même si ça n’a aucun intérêt pour la suite, j’appréciais juste la coïncidence).

Un point cependant avant toute chose : je peux pas dissocier ce recueil de son aspect visuel, tant l’illustratrice, Andréa Kerlhau est douée. Donc voici la couverture qui me fait penser à un mix entre celle d’un comics et celle d’un des romans de R.L Stine. Mais nous y reviendrons, car elle a aussi illustré tout le recueil et je suis juste fascinée par son talent.

Déjà, on a un programme, comme au théâtre. Acte I, entracte, acte II, outro. C’est plutôt surprenant pour un recueil de nouvelles horrifiques, mais après tout, si la vie n’est qu’un théâtre, je suppose que la mort aussi. Deux actes de 7 nouvelles chacun. J’ai tendance à penser qu’il y a une symbolique derrière ce choix, surtout quand le 7 a une forte connotation spirituelle, mystique et qu’il est le lien entre le monde des vivants et celui des morts, en quelques sortes.

Le nom de la ville de la première nouvelle donne le ton de celle ci, mais aussi du recueil. « Krakenstadt », littéralement « la cité du kraken » Ca part dans tous les sens tout en suivant un fil conducteur.

« La ville grossit, étendant ses routes invertébrées, ses rues et ruelles qui serpentaient parmi des immeubles aux façades écaillées et aux maisons lézardées de fissures. Et cette agglomération reptilienne et vorace ingurgita les forêts, grignota les montagnes et envenima les eaux alentour. «  > On aime ce genre de métaphores filées … La première nouvelle est fascinante, puis y a quelque chose de doux, de bienveillant mais de désespéré dans le comportement d’Alberta. Une romantique dans l’âme. « Des souris de cuivre allèrent voler des dents de lait sous les oreillers d’enfants, des scorpions de bronze rapportèrent des cheveux de mignons chérubins et des fouines de laiton arrachèrent un œil bleu à une fille et un œil vert à son jumeau… »

Pour être honnête, chroniquer un recueil est toujours difficile donc je ne parlerai pas des nouvelles une par une, même si j’adorerais tant je ne peux en choisir une seule.

Mais celle qui me plait le plus est Metaldead (parce que déjà le metal). Ensuite elle me fait penser à Lestat, le plus célèbre vampire chanteur de rock et que j’adore ce personnage. Puis les noms des titres me donnent envie d’écouter, ça a l’air mortel. (sans mauvais de jeu de mot … ou peut-être que si. ) Je défie quiconque de ne pas être envahi de hype musicale en lisant ça « À ce titre, qui resterait l’une de leurs meilleures créations, s’ajouta le dynamique Thunder Death, le puissant Creatures of the Dark, la balade White Bride, l’instrumental Green Downpour, le poétique Diary of a Lost Soul, le psychédélique Drug Beyond Life and Death, le pessimiste Broken Destiny et le progressif Resurrection. » Je veux absolument écouter cette bande-son. Vraiment.

Dans chaque nouvelle, le choix des noms des personnages est original et ça, c’est une chose compliquée (en tant qu’auteure, je sais à quel point trouver un nom lisible et qui sort du lot est une tâche ardue, alors je suis admirative). De plus la lecture n’est pas monotone. Certes il y a un point commun à toutes les nouvelles, mais il n’est pas le thème. Il est leur unicité (et ces deux phrases ne sont strictement pas françaises, oops).

Les illustrations sont juste incroyables aussi. Celle de Georges est tellement fantastique. (Elles le sont toutes, j’ai passé le temps de ma lecture à m’extasier devant. Le duo Anthony/Andréa s’est bien trouvé, je les trouve complémentaires dans leurs univers). Je ne sais pas si j’ai le droit d’en mettre comme exemple, il y a un lien vers l’instagram de l’illustratrice.

Pour finir, je dirais que j’ai passé un excellent moment à trembler pendant la lecture de certaines nouvelles, quand d’autres m’ont émues.

Si vous voulez retrouver Anthony Lamacchia, c’est par ici et contrairement à certaines de ses créatures, il ne mord pas. Et pour admirer le travail fascinant de son illustratrice (avec laquelle il a collaboré sur un autre projet !) c’est ici.

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