Valse à trois temps.

Chronique de Mademoiselle Tu de Marie Nollet, aux éditions Marathons.

Tout d’abord, la couverture, très fidèle à l’ambiance du récit. Du noir, du blanc, deux danseuses complémentaires dans leur dualité. (autant dire que ce thème me plaît énormément). Ce qui m’a le plus étonnée en lisant c’est de voir la partie blanche « au-dessus » de la noire alors que tout au long du récit, les ténèbres prennent le dessus.

L’histoire en elle-même comporte trois temps, qui se déroulent sur quatre mois. On y suit Maddie, une danseuse « normale » et Mad Tu, une danseuse beaucoup plus technique, qui la choisit comme partenaire pour le gala de fin d’année. Tout le monde est supris, Maddie la première, mais Mad Tu donneras comme explication qu’elle est blonde et qu’elle est pure. Et innocente, comme une petite proie. Le ton est donné, l’histoire est plus qu’un simple récit de danse, c’est une leçon de chasse. Le chat et la souris, qui sera bien trop malmenée tout au long des pages. S’ajoutent à ça, les cauchemars de Maddie, qui s’accentuent au fur et à mesures des répétitions. Une lutte entre la vie et la mort, voilà le sentiment que m’a donné cette lecture. Il y a quelque chose de très manichéen malgré tout, de très tranché. Il n’y a pas de nuances, le gris n’a pas sa place. Les couleurs non plus, sauf … le violet. Le violet qui a pour symbolique *roulement de tambour* La jalousie. Oui, oui, il y a ce sous-texte qui apparait quand on connait l’histoire de Mad Tu, la danseuse promise à un avenir formidable, qui a un problème de santé qui fait qu’elle ne pourra JAMAIS accomplir son rêve. Contrairement à Maddie qui pourrait y arriver, juste en travaillant d’arrache-pied (sans mauvais jeu de mots hihi). Le violet représente aussi l’intuition et la conscience, ce qui caractérise aussi, dans une moindre mesure, nos danseuses. Je ne parlerai pas de la fin du livre parce qu’encore une fois, elle mérite d’être découverte par soi-même (et c’est pas du tout pour une histoire de spoil).

Le style de l’auteure est à l’image de l’ambiance du récit. Léger et envoûtant. Dur aussi, par moment et doux à d’autres. Elle réussit à transmettre les émotions des personnages et c’est de plus en plus rare de trouver ce genre d’écriture, fluide et éprouvante.

Vous pouvez retrouver Mademoiselle Tu, la danseuse prédatrice ici.

2 commentaires sur « Valse à trois temps. »

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